Enquête pendant Agriflanders auprès de 176 visiteurs sur l’importance de la question antibiotique

L’Université de Gand et la Haute Ecole VIVES de Roeselare ont réalisé une enquête pendant les 4 jours de la foire Agriflanders (janvier 2017) sur le stand de VIVES, sous la forme d’interview face-à-face. Les questions étaient concentrées sur la problématique antibiotique en médecine vétérinaire en Belgique et ont été posées à 176 visiteurs professionnels liés à l’élevage, parmi lesquels on comptait 110 éleveurs, 4 conseillers d’élevage et 62 participants qui n’ont pas spécifiés leur activité professionnelle. Les principaux secteurs représentés ont été celui des bovins (52%) et porcins (40%) et en minorité celui de la volaille (6%).

Importance de la question antibiotique et notoriété de l’AMCRA ?

Presque tous les participants étaient au courant de la problématique de l’utilisation des antibiotiques chez les animaux (98%). De plus, les éleveurs et les conseillers d’élevage ont attribués une importance moyenne de 8 sur 10 à cette question, indépendamment du background professionnel du répondant. Le vétérinaire semblait être la source primaire d’information autour de la problématique (40% des cas), suivi par la littérature professionnelle (32%) et les médias (20%). L’AMCRA était connu chez 54% des répondants et approximativement la moitié des participants déclarait également connaître l’objectif de l’AMCRA (le background professionnel n’influençant pas dans la notoriété de l’AMCRA). Il est intéressant de souligner que pour un répondant dans le groupe qui a déclaré ne pas connaître l’AMCRA, on avait 5 fois plus de chance de ne pas considérer important la problématique antibiotique (6% des répondants).   

 

Quelle réduction dans l’usage des antibiotiques en médecine vétérinaire en Belgique est envisageable pour les répondants et en particulier pour les éleveurs dans leurs propres élevages ?

Les participants ont envisagé une réduction moyenne de 28.4% en médecine vétérinaire d’ici fin 2020. Selon les éleveurs une réduction moyenne de 8% était envisageable dans leurs propres élevages.

Comment est-ce qu’un éleveur juge l’utilisation des antibiotiques dans son propre élevage par rapport à celui d’un collègue éleveur et quel est à son avis l’évolution dans son propre élevage de l’usage des antibiotiques au cours des deux dernières années?

Soixante pourcent des éleveurs estiment que l’utilisation des antibiotiques dans leur élevage est inférieure à la moyenne d’utilisation, tandis que seulement 3% la considère plus élevée. Septante pourcent des éleveurs estiment aussi que dans les deux dernières années l’utilisation a connu une diminution, tandis que 28% estimaient que l’utilisation restait inchangée.